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« Evaluer les risques pour éviter une péri-implantite ! »

Un diagnostic rigoureux, la sélection des patients et la planification du traitement peuvent contribuer à faire baisser le risque de péri-implantite. Cependant, l’observance des patients est déterminante.

Pr Renvert, dix ans après la pose d’un implant, 7% des implants sont perdus et environ 15% des patients présentent une péri-implantite1 . Peut-on imputer cela à une mauvaise planification ?

Pr Renvert : Attribuer tous ces cas à un échec de la planification ou de la pose des implants serait trop simpliste, mais je pense qu’il est réellement important de mettre davantage l’accent sur l’évaluation des risques avant de poser un implant. 

Plusieurs facteurs peuvent favoriser une péri-implantite. Quelles corrélations sont fondées sur des données scientifiques établies ?

Pr Renvert : Des antécédents de parodontite et une mauvaise hygiène buccale sont clairement identifiés. Il y a aussi des raisons de penser que le tabagisme a un impact négatif et que les pathologies systémiques telles que le diabète ou une maladie cardiovasculaire peuvent jouer un rôle. En cas de projet implantaire, on peut compenser l'augmentation du risque dû à ces affections en réduisant les autres facteurs de risque.

Qu’en est-il de la surface de l’implant ?

Pr Renvert : C’est une question à laquelle il est difficile de répondre, parce que nous disposons de peu d’études menées sur l’animal et l’humain. L’ostéo-intégration fonctionne mieux sur des implants dont la surface est micro-texturée, mais si cette surface est exposée, le biofilm s’y développera davantage. 

Existe-t-il un outil d’évaluation du risque que vous recommanderiez ?

Pr Renvert : Je recommande de se concentrer sur les principaux points dont nous avons discuté : les antécédents de parodontite, le tabagisme, l’hygiène buccale, les pathologies telles que le diabète ou une maladie cardiovasculaire et l’observance du patient.

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Référence :

  1. Derks J, et al.: J Dent Res. 2016; 95(1): 43–49.

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